Tout le monde, lorsqu’ un bien ou un service est acheté, exprime une partie de son identité. Les Milleniaux, contrairement aux générations précédentes, en sont largement conscients. Beaucoup d’entre vous n’associent le shopping à l’identité que lorsqu’il s’agit d’un lien immédiat, comme le choix d’un vêtement ou d’une coupe de cheveux à une époque, on aurait appelé cela un disque. Les milléniaux, cependant, sont conscients de la valeur identitaire de chaque petit investissement.

La découverte de l’eau chaude, la consommation consciente

La consommation consciente n’est pas exactement une pratique récente, mais il n’y a pas beaucoup de marques qui prouvent avoir compris que ce genre de choix va changer le visage de l’économie, au moins du secteur dit tertiaire. À une époque où la participation populaire aux changements historiques semble de plus en plus diluée dans une série de controverses sociales inutiles, beaucoup ont compris que les dépenses sont peut-être l’acte politique le plus fort dont les masses sont capables. Une tendance croissante à récompenser ou punir les marques dans leurs choix d’achat, sur la base de critères éthiques. Elles vont du boycott ouvert des marques en raison de leur politique d’entreprise au soutien ouvert des marques qui prennent plutôt position sur des questions chères aux consommateurs, comme ce fut le cas pour Starbucks Une marque aspire un rôle d’une certaine importance dans son secteur, surtout si elle est en relation avec une cible composée principalement de milléniaux, ne peut pas se permettre d’ignorer ces mécanismes.

Marketing et l’éthique vont ils ensemble ?

En prenant l’exemple de Starbucks, ses dirigeants de cette entreprises ne se soucient pas des réfugiés syriens et le fait que personne dans tout le département de communication de la marque n’a jamais perdu une demi-heure de sommeil à cause de la crise humanitaire. Même si c’était le cas, la décision d’engager dix mille réfugiés aurait toujours ces deux conséquences. D’abord, elle permettrait à dix mille réfugiés de trouver du travail. Deuxièmement, elle augmenterait les revenus de la marque sous la forme d’un soutien de la part de ceux qui apprécient cette politique. Même si la marque ne s’intéressait qu’au deuxième effet, le premier serait quand même atteint. S’il s’avère que la déclaration n’a pas été suivie d’effets, le soutien économique sera perdu et entraînera un boycott, de sorte que la marque devra tenir sa parole. Le consommateur conscient, en particulier le très jeune, connaît parfaitement ce mécanisme et l’utilise à dessein. En ce sens, ils ont des intérêts complémentaires à la marque, dont ils se soucient du premier résultat indépendamment du second. La décision de récompenser les marques qui font des choix éthiques a précisément pour but de pousser les marques à faire ces choix, que les responsables les partagent ou non, simplement parce qu’ils sont pratiques. En prenant le contrôle de son achat, le consommateur prend en charge tout l’aspect éthique de la transaction. Le consommateur éthique ne se soucie pas que les responsables de la marque partagent leurs idées, mais seulement qu’ils les mettent en œuvre. Cependant, il est plus facile de vendre à un marché cible dont les idées sont partagées. Par conséquent, il est plus facile pour l’entreprise d’emmener son produit vers la réponse aux besoins de ses cibles.

Comment vendre à des milléniaux ? 

La vente aux milléniaux est un jeu aux règles précises mais relativement simples. Cela dit, la construction de l’identité du produit doit être cohérente, sans exception. Si le public cible est sensible à certaines questions sociales, la marque doit être alignée tant dans la pratique que dans la promotion. Cette logique marketing, qui met le client dans son coeur est l’idéal pour toute entreprise qui veut évoluer dans son marché. Il y a un fort élément esthétique à prendre en compte, mais d’un autre côté, il est souvent possible d’aspirer à un prix légèrement supérieur à la moyenne du marché si l’élément éthique est correctement respecté comme le montre le succès de l’industrie biologique. Ce qui est absolument interdit, c’est d’essayer de réduire l’engagement éthique à une simple façade, vous vivez à l’ère de l’information, même les gouvernements ne peuvent pas cacher leurs incohérences longtemps, et encore moins les marques. Une stratégie de marketing efficace, en ce sens, devra prendre en considération les plateformes, surtout sociales, préférées par le public cible et les langues adaptées au contexte.