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Hier soir, c’était le Super Bowl.

Les Packers de Green Bay ont gagné, mais comme tous les ans, ce qui était également très attendu, c’était la pub. En effet, chaque année depuis la nuit des temps, le Superbowl est un moment très fort pour les consommateurs Américains puisque c’est là qu’ils sont exposés pour la première fois à de nombreuses campagnes. Les marques payent une fortune pour y être (source CNN Money : en 2010, 30 secondes de spot Super Bowl auront coûté en moyenne 2.6M$...sans compter la production elle-même bien entendu...)

Analyse rapide de cette soirée (je vous épargne l’analyse footballistique, je vais laisser ça aux experts –une chose est sûre cependant, c’est que ça doit s’envoyer des buckets entiers de chicken wings dans les vestiaires comme dirait copine G.) :

- Peu de pubs dignes d’un Superbowl au final. Quelques marques seulement tirent leur épingle du jeu je trouve: Bridgestone, VW, Chrysler, Carmax, Teleflora (cherchez l’erreur)

- Les habitués (Pepsi, E-trade, Snickers, Bud Light, Doritos) sont toujours là mais déçoivent ou lassent.

- Une stratégie intéressante, celle de VW, qui a lancé sa pub via le viral sur Youtube quelques jours avant (8M de vues atteintes juste avant le match), ce qui a sans doute permis de gagner en attention au moment de sa diffusion dans le stade (“attends, regarde, regarde, elle est super drôle cette vidéo")

- Quasiment aucune intégration ni même mention du digital, chose étonnante quand on sait l’engouement des marques pour Facebook ou Twitter aujourd’hui. Est-ce parce que les marques sont dans l’instant et savent que passées les précieuses secondes d’attention, le consommateur Américain replongera le nez dans ses wings grasses et retournera à sa Bud Light? Est-ce parce que le Super Bowl est devenu un exercice d’entertainment plus que de vente? Une parenthèse enchantée dans le monde creepy de la publicité américaine pendant laquelle la marque veut juste remplir le petit cerveau des Américains et Américaines d’images positives et d’un message si possible unique et pas trop compliqué?

- Toujours un peu de celebrity endorsement : Bieber, Kardashian, Osbourne...Enfin, de la celebrity, c’est vite dit...à mon goût bien loin de l’époque Beyoncé-Britney qui jouaient les gladiateurs pour Pepsi. Héritage de la récession? Sans doute.  Il sera intéressant de voir quel montant aura été investi cette année vs. les années pré-crise.

- Toujours un peu d’enfants et d’animaux (VW, Bridgestone): une recette facile et ô combien déjà vue, mais toujours efficace ( le petit garçon de la pub VW était invité au Today Show ce matin car les millions d’Américains voulaient découvrir son visage...Quand on parle de la nécessité d’envoyer un message simple pour leur petit cerveau, exemple parfait : ils n’ont retenu que ça de cette campagne).

 

 Pour finir, voici mon top 3 (à part VW, que j’adore mais dont j’avais déjà parlé plus tot):

 

3e position (cliquez sur le lien) : BRIDGESTONE "the beaver" 

 

2e position : Teleflora "Valentine's Day"    

 

1e position : Chrysler "Imported from Detroit"

Intéressant à noter je trouve : Chrysler a choisi ici d’etre endorsed par Eminem, un chanteur issu de la classe ouvrière de Detroit, mais a volontairement laissé la vedette à la ville, en premier, et à la voiture ensuite. Cette pub est, au final, d’une beauté à couper le souffle, riche en émotions. C’est tout simplement l’hommage d’une marque à une ville qui a donné énormément à l’industrie automobile (à commencer par de la main d’oeuvre) et peu reçu (voire tout perdu) pour elle.

 
Tag(s) : #Superbowl

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